Rencontre du 3e Film : Collateral Beauty

Mise en contexte :

Collateral Beauty est un de ces nombreux films qui sortent durant la période de Noël, ventant donc, comme nos amis américains savent bien le faire, les mérites de cette période bénite, où l’âme se met à nu pour caresser les douceurs de l’humanité qui se manifestent à ce moment.

Le film a été écrit par Allan Loeb, qui a signé également Wall Street: l’argent de dort jamais, ou encore Las Vegas 21, c’est un film qui s’inscrit donc parfaitement dans son registre : du divertissement pur fait pour faire du bénéfice 🙂

Il a été réalisé par David Frankel, un réalisateurs de comédies, telles que Marley et Moi, The Big Year, ou encore l’un de mes films coups de cœur du genre (je l’avoue), Devil Wears Prada.

Le Casting ressemble plus à un cadeau de noël, dans son sac, le père Noël a déposé au pied de la cheminée : Will Smith, Edward Norton, Kate Winslet, Keira Knightley, Michael Pena, en plus d’Ellen Mirren, Jacob Latimor et Naomie Harris.

Bien que je vais m’avancer un peu dans l’analyse, je vais faire mon maximum pour ne pas spoiler le film, mais juste mettre en exergue certains points importants, sans dévoiler sa réelle intrigue.

Histoire

L’histoire tourne autour de Howard (Will Smith), un publicitaire New-Yorkais (Will a dû se forger une excellente connaissance de cette ville à force d’y travailler 😀 ) qui sombre dans la dépression suite à la perte de sa fille.

Chose qui attriste ses amis et associés/collègues, Whit (Edward Norton), Claire (Kate Winslet) et Simon (Michael Pena).

Pour sauver leur ami, et leur entreprise, ils exploitent les 3 symboles qui ont un grand sens dans la vie de Howard, et avec qui il daigne encore communiquer : Le Temps, l’Amour, et la Mort.

Et pour se faire, ils font appel à des comédiens, à qui ils confient le rôle de ces 3 symboles, pour essayer de faire sortir leur amis de son confinement.

Analyse

Le film se construit de manière classique, la situation est vite mise en place, on découvre les protagonistes, et ce en quoi croit Howard, et auquel il sera confronté, et donc son conflit, le tout dans un triangle dramaturgique classique : L’homme, la vie, la mort.

La trame n’a pas grand chose d’original, l’intrigue n’est pas incroyable, tout d’un film classique, avec lequel on passe un bon moment pour se détendre, il ne présente pas de grandes réflexions, ni rien d’inouï.

Comme expliqué plus haut, c’est un film de noël, et il a donc fallu mettre un peu de poudre magique, car noël sans magie, c’est comme de la mousse au chocolat sans chocolat.

Les conflits secondaires s’enchaînent bien, et font monter l’intrigue de la manière la plus convenue.

Côté réalisation, c’est assez dynamique, les plans sont rapprochés, ce qui est un peu normal pour un film qui va dans l’émotif.

Très peu de plans fixes, beaucoup de travellings, de caméra portée, afin de faire voyager le spectateur dans cette histoire, le choix est donc judicieux.

Les tons sont chauds, l’ambiance est chaleureuse, la lumière assez douce, ce qui encourage à avoir encore plus d’affection pour les personnages.

La musique de Theodore Shapiro (qui a beaucoup travaillé avec David Frankel, notamment sur Le Diable S’habille en Prada, Marley et moi …), qui a signé également les musiques de Starsky et Hutch, Dodgeball: A True Underdog Story, s’est beaucoup inspiré des musiques de noël, de plus il a réalisé un accompagnement musical qui va bien avec l’histoire, mais pas d’apothéose, ou d’orgasme auditif.

Les personnages :

La psychologie des personnages est plutôt bien travaillée, on va essayer de voir les personnages secondaires un par un :

1 – Les amis :

  • Whit : Le meilleur ami d’Howard, quelqu’un qui n’hésite pas à trahir, et parfois même son meilleur ami, car il lui veut son bien.
  • Claire : Elle est bien veillante et honnête, une sorte de maman, même si, elle regrette de ne pas avoir d’enfants
  • Simon : Celui qui veut concilier, l’ami qui prend sur lui pour ne pas blesser l’autre.

2 – Les Comédiens :

  • Amy : sensible, créative, et simple
  • Brigitte :  Dirigeante, aime s’imposer, qu’on la voit
  • Raffi : joueur, un peu sagace …

3 – Les autres :

  • La détective privée : dans le genre agent secret, elle est très secrète … d’ailleurs elle apparaît très rarement, mais jamais inutilement
  • Madeleine : Dirige un groupe de soutien, et essaie tant bien que mal à faire sortir Howard de son mutisme

Leur relation :

Il est intéressant de voir comment les personnages secondaires ont été mis en relation entre eux, surtout entre les amis et les comédiens;

Car dans cette quête, il n’y a pas qu’Howard qui se cherche, et qui cherche une solution à son problème.

Whit a pris en charge Amy, lui qui a trahit son amour, s’occupe de celle qui joue l’amour.

Il cherche le véritable amour, et ce n’est pas celui auquel vous pensez.

Il se retrouve face à Amy, qui interprète l’amour, et le montre comme un aspect très émotif, très sincère, qui pleure, qui sourit, qui se livre, et qu’on poursuit.

Claire s’est occupé de Raffi, elle qui n’a jamais eu le temps d’enfanter, (ou même le pouvoir ?), a dû s’occuper de celui qui interprète temps.

Raffi interprète le temps, fière, enjôleur, malin et rusé, pragmatique, qui sait ce qu’il veut et quand il le veut.

Simon s’est vu confié Brigitte, lui qui a du mal à confronter la mort, s’est consacrer à celle qui joue la mort.

Brigitte interprète la mort, présente, s’affirme, s’impose.

Et assez subtilement, ou pas, les symboles joués par les comédiens (Amour, Temps, Mort; Amy, Raffi, Brigitte), reflète la vraie psychologie des comédiens, Amy la sensible, Raffi le pragmatique, et Brigitte qui veut tout)

Et puis on a Madeleine, qui partage la peine d’Howard, elle dirige le groupe de soutien auquel Howard s’est décidé une fois de franchir la porte.

Tout comme Howard, elle a perdu son enfant, une fille de 6 ans.

Amy : L’amour est la raison de tout !
Howard : Je vous ai vu en elle à chaque fois qu’elle riait, et vous avez brisé mon coeur !
Amy : J’étais là dans ses rires, et je suis aussi là dans votre peine !

Conclusion

Je ne veux pas partir dans plus de détails, je déteste le spoil, je déteste qu’on me spoil, alors je ne vais pas aller jusqu’à vous spoiler, je crois même que j’en ai trop dit, mais j’ai essayé de dévoiler un maximum sans rien dévoiler, la mission n’est pas si simple.

Et pour revenir au film, la fin se termine avec un … générique de fin !
Je plaisante 😛

Comme toute trame scénaristique classique, vers la fin, le climax est atteint de façon très classique, avec une utilisation un peu téléphonée du fusil de Tchekhov, ou du moins, ça y ressemblait.

Tout ça pour dire que ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais qu’il est bien à regarder pour passer le temps, ou se divertir.

N’hésitez pas à laisser vos appréciations, vos pensées, vos rajouts, vos avis, quant au film, ou de l’article, en commentaires, ça aidera à rendre les choses plus constructives 😉

© Barry Wetcher / 2016 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC., VILLAGE ROADSHOW FILMS NORTH AMERICA INC. AND
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