La petite aventure du film du PFE

Par où commencer exactement ? Bon, commençons depuis le tout début, avant même que ce film ne naisse.

Ayant fait un retard énorme sur ma soutenance, il fallait que j’en finisse et que j’en finisse avec mes études. J’avais préparé un scénario de 10 minutes, qui m’a demandé une bonne petite année pour l’écrire,  et suite à de nombreux contre-temps, je me retrouve dans l’impossibilité de le réaliser à temps. Et le temps est le luxe qu’aucun ne peut s’offrir …

Quelques mois avant, en allant à Fikra, j’avais voulu faire un film à son propos, je prends alors un maximum d’images, avec une petite Canon EOS-600D, quelques circonstances plus tard me font remettre le projet de mettre ce film sur pied à plus tard …

Et donc, comme le premier film prévu, une fiction, devenait compliqué à réaliser, et me mettait en situation difficile (je devais faire une navette journalière Alger-Tizi et ne réaliser que des progressions minimes), malgré toute la bonne volonté de certains amis (je penses notamment à Idir Benaïbouche, Arslan, Yanis, Romaïssa, Riadh, Selim …) un ami, sur le chemin pour Alger me dit : « Omar, tu dois déposer dans moins d’une semaine, tu n’as pas la matière d’un film quelque part qui traîne chez toi, que tu pourrais monter et déposer ?  » … EUREKA ! ce mec est un génie, parce que justement, j’avais de la matière … et comme au mois de février je voulais réaliser le film pour Fikra, so … why not ? Vamos !

Je propose alors à l’administration un changement de thème, de sujet, de tout, il me restait 5 jours pour déposer … on m’a presque pris pour un fou, mais le temps n’était pas aux questions, fallait agir.

Je rentre à la maison, je prends ma machine à la maison de ma grand-mère pour y être tranquille, et la nuit même je commence à bosser, j’ai commencé par noter tous les rushs pour écrire le film sur fikra … Et, Oh choc ! la moitié de la matière est endommagée. Va-t-on nous arrêter là ? Que diable, il faut le faire ! Il me reste encore la moitié de la matière.

Je commence alors, l’architecture du film se monte, les plans s’assemblent sur ma timeline, mais c’est encore un gros chantier, ce que je veux faire, je le sais, c’est du gonzo, un film assez subjectif, qui montre ce que j’ai vu, que ce soit en bien ou en mal, et que ce soit assez cru, l’utilisation des plans mis au point à la dernières seconde, et ceux qui sont un peu saccadés est une aubaine, ça renforce l’idée du cru et du réel, le speech est écrit, et j’en ai besoin pour avoir une meilleur vision du montage, et … y a pas de microphone pour l’enregistrer. J’appelle quelques amis qui en ont un, et aucun n’est disponible pour me passer son zoom ou son micro … ok, il ne faut pas baisser les bras, essayons avec le téléphone, ça avait très bien marché une fois … mais là, la qualité est plus que médiocre. Merde ! faut trouver une solution !!! Traiter le son, je le traite avec Audacity … c’est mieux, mais c’est encore médiocre, je ne peux pas présenter ça ! Une idée farfelue me passe alors par la tête : « et si tu essayais avec un synthétiseur vocal ? » …

J’essaie alors des synthétiseurs vocaux, j’en essaie quelques uns, ce n’était pas satisfaisant, j’en trouve un qui est bon, mais .. il me met de la musique derrière, ce n’est pas bon, je continue, et j’en trouve un, assez bon … je commence alors à écrire, phrase par phrase, et à récupéré l’audio généré … l’écriture se fait parfois acrobatique, un robot ne comprenant pas tout …

Le lendemain matin, je me lève, je me ru au travaille, et … on frappe à la porte, l’électricien (l’électricité de la maison étant à refaire …), aidé de sa meule, il commence à travailler … le bruit et la poussière s’invite à mon travail, c’est plus que désagréable, mais … pas le temps de se plaindre, continuons …

Plan par plan, je prends quelques images à Fikra, c’est un travail documentaire, donc … il faudrait bien l’enrichir avec d’autres sources que les miennes 😀 je boucle le montage à 1h du mat, en mettant à l’entrée des boites de production fictives, OiX Entrainement, parce que OiX c’est moi, et SystemD Prods, parce que le film s’est fait à la débrouille, je lance le rendu, puis l’exportation … 11 minutes de films viennent de naître en 2 jours, dans des conditions déplorables.

Le lendemain, je le consacre à l’écriture du mémoire, à l’image du film, c’est du système D aussi, de la documentation par ci, par là, une partie théorique que j’aurai voulu mieux travaillée, mais voilà … 2 jours … Et le mémoire est bouclé, l’impression est lancée, le film gravé, le lendemain je dépose …

Bref … Dead line respectée, mémoire et film déposés …  L’aventure est stressante, mais … au bout … le résultat est là.

Le jury ne comprend pas le gonzo, le style est trop brute à leur goût, pas assez EPTV, mais il m’accordent la note de 16/20 … pas si mal pour un travail fait en 4 jours et qui ne plaît pas au jury … vous ne pensez pas ?

Bref, vous voulez voir ? Voici le film, et vous aussi, vous avez le droit de me flinguer de vos critiques, c’est toujours constructif 😀

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