Retour sur «Les Hirondelles»

Prenez un petit moment, regardez ceci

Ne me dites pas « non, je n’ai pas le temps, et ça dure trop longtemps », vous faites erreur …

Ce film n’est qu’un bref instant, qui raconte plus qu’un spectacle … il raconte l’exile, il raconte les gens, il raconte des sentiments …

Poses ta valise

Tout le long, j’ai frissonné, mes poils se sont hérissés, mais aussi, j’ai ris, et j’ai esquissé des sourires que je sentais aller d’une oreille à l’autre ! Parfois je sentais des larmes monter … et ces musique, ces chansons, toutes sont issue du spectacle, ou bien chanté dans l’environnement de ce spectacle, que suit ce film.

De la poésie, Madame de Staël disait « La poésie doit être le miroir terrestre de la Divinité, et réfléchir, par les couleurs, les sons et les rythmes, toutes les beautés de l’univers », et j’ai envie de lui dire « pas que les beautés madames, mais les vérités, les âmes, et l’essence même de ce qui fait de nous des humains, de nos joies et nos peines …

Et ces filles, portes-voix de ce film, simples, naturelles, racontent et émeuvent, des anecdotes, des pensées, des histoires qui les exilent, elles-mêmes dans leurs âmes, de leurs familles, de leurs proches, eux-même en exile … On les entend pleurer, on les voit pleurer, et nous font pleurer avec elles.

L’exile de l’étranger, ou bien l’exile de l’âme, ce film part de l’exile d’un enfant, qui remue ciel et terre, pour que juste un moment, il puisse voir sa maman, venir voir son fils dans son aboutissement, du métier qu’il parfit lors de sa destinée d’exilé.

Le film lui-même est une poésie, il n’est pas fait de manière conventionnelle, mais naturelle, Slimane n’y cache rien, et y dévoile tout, mettant en scène des caméos, ajoutant une touche de fantaisie, comme on ornerai des touches de formes pour enjoliver un poème. Rien n’est de trop.

Les Hirondelles, ces oiseaux de printemps, qui vont et viennent au grès du temps, qui apporte la douceur du soleil, et la noirceur des dernières pluies …

29 minutes, c’est à peine si on les ressent, et pourtant, ce film raconte tant ! J’aime y retrouver Salah Gaoua, Tata Sadia, Sylvain Bolle-Reddat, et Slimane Bounia, on les voit dans ce film tel qu’ils sont dans la vraie vie, pleins de sourires, d’enthousiasme, pleins de rires et d’engagement, mais surtout, très vrai, très humains, très honnêtes.

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